Publié par Maëlys de Brillac

Créatine et perte de cheveux : mythe, science et conseils personnalisés

La prise de créatine n'entraîne pas de perte de cheveux avérée chez les individus sains. Seuls les prédisposés génétiquement doivent rester vigilants et consulter un expert.

20 octobre 2025

creatine et perte de cheveux illustration sportive
creatine et perte de cheveux illustration sportive

Lorsqu’on se préoccupe de la perte de cheveux en lien avec la créatine, il arrive rapidement de douter, tant les rumeurs prennent de la place dans les discussions sportives, et sur internet. Grâce aux retours terrain et à la littérature scientifique récente, voici ce qu’on peut retenir : aujourd’hui, la créatine n’a pas été montrée comme responsable directe d’une chute de cheveux chez les personnes en bonne santé. Notons que si l’alopécie fait déjà partie du tableau familial, il vaut la peine d’en discuter avec un professionnel, histoire de concilier performance et tranquillité d’esprit côté chevelure.

Créatine et perte de cheveux – mythe anxiogène ou vrai risque ?

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Sportif confirmé, amateur ou tout simplement soucieux de votre capital capillaire, peut-être vous êtes-vous déjà posé la question : la créatine mène-t-elle vraiment à la perte des cheveux ? À ce stade, les preuves formelles font largement défaut : aucune donnée scientifique robuste ne démontre que la créatine cause la chute de cheveux chez les individus sans prédisposition évidente. Le débat, qui remonte à une unique étude observant une hausse passagère de la DHT (l’hormone reliée à la calvitie androgénétique), n’a jamais été solidement confirmé dans la vie courante des pratiquants.

En pratique ? Sauf cas à risque particulier (génétiques, signes précoces d’alopécie), la créatine ne mérite pas son statut d’ennemi public numéro un pour les cheveux. Pour ceux dont la famille a connu une calvitie rapide ou qui voient poindre une inquiétude persistante, la discussion avec un spécialiste peut apaiser bien des craintes. Il arrive même que des sportifs arrêtent la créatine de manière anticipée, sans lien direct mais poussés par l’anxiété ambiante. Une médecin du sport notait récemment combien ce phénomène de peur collective ressort dans ses consultations.

La créatine – qu’est-ce que c’est et à qui s’adresse le débat ?

Que l’on pratique le fitness en salle ou qu’on vise la haute performance, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur cette poudre réputée pour renforcer récupération et puissance. Il s’agit, rappelons-le, d’un complément étudié depuis plus de 20 ans avec des effets reconnus sur la force musculaire. L’association controversée avec la perte de cheveux, quant à elle, s’est surtout amplifiée ces dernières années, à mesure que les débats se multipliaient en ligne – ici, le buzz a bien souvent masqué la réalité scientifique.

Un exemple qui revient relativement fréquemment en cabinet : un jeune homme de 23 ans, persuadé de devenir chauve après une simple cure de créatine, alors qu’aucun symptôme n’était objectivement présent. On constate souvent un effet boule de neige créé par des “on-dit”, bien éloignés de faits concrets !

D’où vient la crainte autour de la créatine et des cheveux ?

Tout démarre par une publication sud-africaine de 2009 sur de jeunes joueurs de rugby. Elle a observé, après 3 semaines, une augmentation de 56 % de la DHT. Mais détail capital : aucune chute de cheveux n’a été signalée durant ou juste après ces essais. Depuis, ce résultat isolé n’a jamais été répliqué de façon convaincante sur le long terme ni avec un plus grand nombre de personnes.

À garder en mémoire pour relativiser certains discours :

  • Cette substance existe à la fois dans le corps humain et notre alimentation (viandes, certains poissons)
  • Des millions de pratiquants l’ont déjà essayée, avec seulement de sporadiques signalements sérieux de perte de cheveux
  • Les plateformes de discussion et quelques sites grand public grossissent souvent le risque quitte à dramatiser, ou promouvoir des remèdes peu fiables

Que montre la science sur la créatine et la perte des cheveux ?

creatine science perte de cheveux dht 56 pourcent

La fameuse étude sud-africaine de 2009, souvent citée, vaut-elle pour tous les cas ? En s’en tenant à ce qui est vérifié : la hausse temporaire de DHT (+56 % après 3 semaines) n’a abouti à aucune constatation de chute de cheveux chez les participants et n’a pas été prouvée durable dans la population générale.

Du côté des publications scientifiques, les grandes synthèses et références internationales n’ont, pour l’instant, révélé aucun lien direct ni causal entre la supplémentation en créatine et la calvitie (Cosmedica Clinic, GreenWhey). Ce constat est aussi partagé dans de nombreuses revues, comme le rappellent plusieurs nutritionnistes interrogés récemment.

Augmentation de la DHT : quelle implication concrète ?

La DHT (“dihydrotestostérone”) contribue pour beaucoup au développement de la calvitie chez l’homme. Pourtant, une hausse modérée sur quelques semaines ne suffit pas, seule, à provoquer un affinement marqué des cheveux. Il faut, d’après la majorité des spécialistes, à la fois une prédisposition et un contexte défavorable pour observer une vraie différence un processus qui prend, en général, plusieurs années.

Nombre de sportifs partageant leurs expériences (et parfois leurs inquiétudes !) en consultation réalisent, une fois l’explication posée, que la créatine n’a pas d’effet radical sur leur chevelure. Une formatrice capillaire évoquait même la surprise des jeunes pratiquants après analyse approfondie de leur cas.

Que disent les organismes indépendants ?

La Société internationale de nutrition sportive (ISSN) et divers groupes de référence en santé affichent la même posture : inutile d’écarter la créatine chez des personnes sans prédisposition génétique avérée. On retrouve dans leur discours une prudence générale, mais non l’affirmation d’un danger manifeste.

En résumé, l’énorme majorité des utilisateurs ne court pas de risque notable. Toutefois, certaines exceptions existent toujours il n’est donc pas inutile de rester attentif à son propre contexte.

Peut-on prédire qui est à risque ?

Vous observez déjà une modification (retrait des golfes, chevelure qui s’affine) ? Un de vos proches a subi une alopécie assez tôt ? Les facteurs personnels, génétiques notamment, priment largement sur les compléments que l’on consomme au quotidien.

Ce sujet revient régulièrement dans les consultations spécialisées : l’alopécie androgénétique (sous l’influence hormonale) se déclenche surtout chez les personnes dont les follicules sont naturellement relativement sensibles à la DHT une spécificité confirmée par les observations de nombreux dermatologues.

Quels profils surveiller de près ?

Repères pour situer votre risque individuel :

  • Antécédents familiaux marqués : alopécie précoce (avant 30 ans chez au moins un parent direct), facteur de vigilance
  • Premiers signes de perte capillaire : modification de la ligne frontale ou apparition de tonsure
  • Moins de 30 ans, avec accélération visible sur quelques mois
  • Consommation combinée d’autres produits pouvant agir sur les hormones (stéroïdes, prohormones, etc.) cas observés en milieu sportif

Fait à nuancer : selon des retours recueillis en clinique capillaire, moins de 10 % des jeunes adultes réunissant ces critères témoignent d’une aggravation rapide attribuable à la créatine seule. La configuration de chacun reste déterminante : il existe de nombreuses variations inter-individuelles.

DHT, testostérone, miniaturisation : comprendre le mécanisme

Schématiquement, la DHT vient accélérer la sénescence des follicules, et donc le rétrécissement progressif de la tige du cheveu. Or, ce processus n’apparaît pas chez ceux qui sont “insensibles” génétiquement à cette hormone. J’ai déjà vu des cas ou des sportifs, parfois dans la même fratrie, réagissaient de façon totalement opposée… Rien de très étonnant à ce niveau : même une consommation régulière de créatine n’a pas de conséquences chez certains, comme le démontrait récemment un retour d’expérience clinique.

Quels conseils pour minimiser les risques ?

Mieux vaut envisager la prevention, pour rester zen au fil de la cure. Même si la créatine est réputée globalement sûre, quelques réflexes pratiques permettent de réduire tout imprévu, que ce soit pour les cheveux ou le reste de l’organisme.

En croisant les avis d’experts et les conseils partagés par beaucoup de coachs, voici ce qui ressort comme bonnes pratiques :

Utiliser la créatine en conscience

Aucune raison de dramatiser, mais un minimum de repères aide à se rassurer :

  • Respecter des doses modérées et éviter les excès prolongés : en général 3 à 5 g/j suffisent pour les effets recherchés (pour un coût d’environ 30 € les 350 g de créatine dite “pure”)
  • Consultez sans tarder dès que survient un changement inhabituel (démangeaisons, chute de cheveux soudaine, etc.)
  • Choisissez un produit fiable (monohydrate, labellisé), en étant attentif à la composition, pour écarter les contaminants
  • Photographiez votre chevelure régulièrement et comparez l’évolution sur 2 à 3 mois l’auto-surveillance aide souvent à relativiser

Il existe aussi la possibilité de tenir un carnet de bord capillaire, ou encore de profiter d’un diagnostic gratuit, que proposent de plus en plus de cliniques spécialisées, sans engagement. Un professionnel évoquait d’ailleurs que ce suivi simple apaise parfois des angoisses injustifiées.

Quelles alternatives à la créatine sans risque pour vos cheveux ?

Certains préfèrent opter pour la prudence en choisissant d’autres compléments ou stratégies, par exemple :

  • Bêta-alanine, citrulline, ou autres boosters non hormonaux pour soutenir la performance
  • Recourir à un bilan nutritionnel individualisé un rééquilibrage alimentaire soigneusement piloté suffit généralement
  • Se tourner vers des programmes orientés sommeil et gestion du stress, qui s’avèrent bénéfiques à la fois pour la récupération musculaire et la santé des cheveux

Petit rappel utile : la créatine n’est pas un passage obligé pour progresser, quel que soit le projet sportif. Il n’est pas rare que des sportifs trouvent des résultats équivalents via d’autres leviers, comme l’a partagé une préparatrice physique lors d’un webinaire récent.

Que faire en cas de chute de cheveux ?

Si la perte capillaire s’accélère, que vous retrouvez plus de cheveux sur votre oreiller ou que vous constatez des zones rares qui s’étendent… mieux vaut prendre un temps de recul et demander l’avis d’un professionnel, sans vous précipiter. Aujourd’hui, plusieurs démarches médicales ou naturelles peuvent considérablement améliorer la situation.

Traitements, solutions, accompagnement : que préconisent les experts ?

Tour d’horizon des approches habituellement proposées (tarifs moyens indicatifs) :

Solution Coût moyen
Mésothérapie capillaire 150 € la séance
LED cheveux 60 € la séance
Greffe (FUE/DHI) dès 2500 € le pack (selon clinique, nombre de greffons)
Consultation informative Souvent offerte
Traitement Minoxidil/Finastéride Sur prescription

On recommande souvent de débuter par un diagnostic sur-mesure avant toute intervention. Cela peut se faire en clinique spécialisée (France ou international, souvent multilingue comme au sein de Cosmedica), ou tout simplement auprès d’un dermatologue. Plusieurs établissements proposent d’ailleurs une première consultation offerte ou un questionnaire initial en ligne pour franchir le pas sans stress inutile.

Certains praticiens observent régulièrement que l’effet placebo lié à l’anxiété explique bien des fausses alertes (voire des “repousses” dès que le patient est rassuré). Il est parfois surprenant de constater la puissance de cette dimension psychologique, comme le rapportait un médecin lors d’une conférence récente.

Témoignages et retours d’expérience

Mathieu, 26 ans, coach sportif : “J’ai utilisé la créatine pendant 2 ans. Lorsque j’ai vu reculer mes tempes, j’ai arrêté 3 mois, mais rien n’a changé. Verdict du diagnostic capillaire : tout venait de l’hérédité maternelle la créatine n’a eu aucun impact. J’ai donc pu reprendre la cure l’esprit tranquille.”

Sonia, 30 ans, crossfiteuse : “En toute franchise, j’ai bien plus surveillé mon cuir chevelu que mes performances sportives ! Après diagnostic et analyses, tout est rentré dans l’ordre grâce à des ajustements alimentaires et une gestion du stress repensée.”

Foire aux questions (FAQ) & guides pratiques

Des interrogations persistent ? Voici les réponses aux questions les plus régulièrement posées, collectées lors d’entretiens ou relevées sur les sites spécialisés renommés.

La créatine fait-elle perdre les cheveux à tout le monde ?

La très grande majorité des usagers ne constate pas de différence notable. Seuls des profils génétiques ciblés peuvent nécessiter une attention particulière : le risque réel demeure bien inférieur à ce que laissent entendre les contenus anxiogènes sur internet.

Combien de temps la DHT reste-t-elle élevée après une prise de créatine ?

Selon l’étude sud-africaine, la DHT augmente après trois semaines d’utilisation, mais le suivi à long terme n’a pas été documenté. À ce stade, aucun élément concret n’indique qu’un usage ponctuel ou modéré représente un danger.

Existe-t-il un test pour savoir si je suis à risque ?

Dans la plupart des cas, analyser votre histoire familiale suffit pour lever le doute. Pour les situations ambigues, il est judicieux de solliciter un diagnostic capillaire spécialisé, souvent gratuit ou très accessible sur les plateformes d’experts.

Puis-je continuer la créatine si j’utilise des soins anti-chute ?

À ce jour, aucun traitement (Minoxidil, Finastéride en usage local…) n’a révélé d’interférence problématique avec la créatine. Un suivi personnalisé, convenu avec votre professionnel de santé, permettra d’ajuster la prise si besoin.

Que faire en cas d’angoisse persistante ?

Ne restez pas seul avec le doute : nombreuses sont les cliniques et praticiens qui proposent (souvent sans frais) des entretiens, outils d’auto-évaluation ou diagnostics en ligne. Le réflexe le plus sage reste d’en parler ouvertement, même si ce n’est que pour lever une inquiétude “fantôme”.

Pour conclure, gardez de la distance critique, préférez un accompagnement individualisé, et souvenez-vous qu’une créatine bien choisie et bien dosée ne vous transformera ni en chauve éclair, ni en surhomme. Dans tous les cas, il est nettement plus judicieux de solliciter un expert pour un diagnostic que de ruminer des inquiétudes longtemps : un avis fiable coûte souvent moins cher qu’un stress chronique et improductif.

Obtenez un diagnostic capillaire individuel ou une première consultation gratuite sur simple demande retrouvez nos ressources actualisées ou contactez un expert certifié via nos plateformes officielles. Prendre rendez-vous | Télécharger le guide PDF

Mis à jour le 20 octobre 2025

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Maëlys de Brillac

Je m’appelle Maëlys de Brillac et j’ai à cœur de rendre la nutrition plus simple et joyeuse au quotidien.

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