Les auteurs

Isabelle BOOF-VERMESSE est Maître de Conférences en littérature américaine et études culturelles à l’Université de Lille. Spécialiste de littérature de genre, elle travaille sur le roman policier, notamment californien (Raymond Chandler, Dashiell Hammett et James Ellroy) et la fiction spéculative; elle a notamment publié plusieurs articles sur William Gibson et Neal Stephenson. Elle a coordonné plusieurs ouvrages  dont le dernier, co-dirigé avec Jean-François Chassay (UQAM) porte sur « Machines, machineries, machinations », à paraître aux PU de Montréal.

Yann CALBERAC est Maître de Conférences en géographie à l’Université de Reims Champagne-Ardenne et membre du laboratoire Habiter. Ses travaux en histoire et épistémologie portent sur l’émergence du tournant spatial des sciences humaines et sociales.

Aurore CLAVIER est Maître de Conférences en littérature américaine à l’Université de Lille et membre du laboratoire CECILLE. Elle est l’auteur d’une thèse à paraître sur la question des origines et de l’originalité américaines dans l’œuvre de Marianne Moore et s’intéresse plus largement aux redéfinitions historiques et géographiques du modernisme américain, autour notamment des œuvres de Marianne Moore, Wallace Stevens, ou encore William Carlos Williams, auxquels elle a consacré plusieurs articles.

Gaëlle DEBEAUX est Maîtresse de conférences en Littérature générale et comparée à l’université Rennes 2, et membre du CELLAM. Ses recherches portent sur les enjeux narratifs des productions de littérature contemporaine (littérature imprimée, littérature numérique), sur l’hybridation médiatique du texte et son implication concernant l’objet livre, et sur les formes de multiplication des récits (enchâssement narratif, mise en abyme, métalepse). Elle a notamment publié « Penser les relations médiatiques du livre et de l’hypertexte à partir de 253 de Geoff Ryman et Luminous Airplanes de Paul La Farge », dans la revue Itinéraires. Littérature, textes, cultures, en ligne (https://itineraires.revues.org/3405), ainsi que « L’Hypertexte et ses prédécesseurs : cartographier un jardin aux sentiers qui bifurquent », dans Repenser le numérique au XXIe siècle, Sinatra, F. et Sinclair, S, Sens Public, en ligne (http://www.sens-public.org/spip.php?article1145).

Guillaume DEVENEY enseigne depuis 2011 au Secteur Musique et Sciences de la Musique à Aix-Marseille Université. Il est rattaché au laboratoire PRISM (FRE 2006) ainsi qu’au groupe de recherche CLEMM avec lesquels il publie différents articles dans les Ontologies de la création en musique, et participe à différents colloques nationaux (Aix-en-Provence, Angers) et internationaux (Helsinki, Louvain, New York, Canterbury). Il est également musicien professionnel ayant travaillé dans différentes formations de musiques actuelles (orchestres de variété, groupes de composition, tribute). Guillaume Deveney est titulaire d’un DEM de Musiques actuelles amplifiées et d’un DE de professeur de musiques actuelles amplifiées, obtenus à Aix-en-Provence. Il est actuellement chargé de l’enseignement et de la pratique artistique en Haute Marne pour la fédération Arts Vivants.

Diane GAGNERET prépare à l’École normale supérieure de Lyon, sous la direction de Vanessa Guignery, une thèse intitulée : « Repenser les frontières : les genres de la folie dans la littérature anglophone contemporaine ». Ses recherches sur les rapports entre folie et genre (sexué et littéraire) portent principalement sur les travaux de Janet Frame, Sarah Kane, Jenny Diski, Ian McEwan, Anthony Neilson et Will Self. Elle a notamment publié un article intitulé « Des frontières autres : folie et ‘hétérotopologie’ dans Le Lagon et autres nouvelles, de Janet Frame » (Adhoc n°5, mars 2017), ainsi que « ‘The Tangled’ Confluence’ : Hybrid Accounts of Madness in Will Self’s The Quantity Theory of Insanity and Ian McEwan’s Enduring Love » (Études britanniques contemporaines n°52, juin 2017).

Atsushi KUMAKI  est chercheur à l’Université Shobi (Japon). Il a soutenu une thèse sur Antonin Artaud à l’ENS de Lyon, sous la direction de M. Jean-Marie Gleize. Il est l’auteur de plusieurs articles en français sur Artaud et Heidsieck, notamment : « Deux séries d’image dans L’Art et la Mort » Cahiers Artaud, n°1, Éditions les Cahiers, 2013, pp.141-153 ; « Bernard Heidsieck : de la poéise sonore à la poésie de la quotidienneté », Thélème, vol.29 (2014.1), pp.111-125 ; « La Voix résistant : « Révolte contre la poésie » d’Antonin Artaud et la poésie d’action de Bernard Heidsieck », ERTA, n°10 (2016), pp.121-135.

Ronan LUDOT-VLASAK est professeur de littérature des États-Unis à l’université de Lille depuis 2015. Ses travaux portent sur la circulation de modèles littéraires et culturels européens (notamment Shakespeare et l’Antiquité classique) dans l’imaginaire américain. Les enjeux théoriques de ses recherches incluent une approche des phénomènes intertextuels dans leur dimension spatiale ainsi qu’une réflexion transdisciplinaire sur la capacité qu’ont des concepts et modèles théoriques issus d’autres horizons à renouveler l’analyse de l’intertextualité. Il est l’auteur de trois ouvrages : La Réinvention de Shakespeare sur la scène littéraire américaine (1798-1857) (PUL/ELLUG, 2013), Le Roman américain (avec Jean-Yves Pellegrin, PUF, 2011) et « Étranger en son lieu » – Essais sur Melville et l’Antiquité classique» » (Honoré Champion 2018).

Jordana MAISIAN est architecte, docteur en architecture de l’Université Paris-Est, chercheur associée au Laboratoire Architecture, Culture, Société, UMR AUSser CNRS 3329, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Malaquais. Elle a enseigné l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme Ibéro-américain dans les Facultés d’Architecture de Montevideo et de Quito. Ses recherches portent sur la migration des dispositifs spatiaux, la théorie et la fiction comme modalités de la recherche architecturale et urbaine. Elle travaille actuellement sur l’interface entre architecture et textes littéraires. A publié « Marcher le texte en lisant la ville. Les Amériques Latines ou l’art de la transposition », Lieux Communs n° 16, La fiction et le réel, LAUA, ENSA Nantes, 2013 ; « Devenir-autre, devenir-végétal, devenir-monstrueux. Architectures textuelles de l’enfermement dans l’œuvre de Mauricio Rosencof », TransLittératures II, TransCorporalités dans la littérature Hispano-américaine (2000-2017), Amérika, Erimit, Université de Rennes 2, 2018.

Alexis METZGER est docteur en géographie (2014), et Attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’ENS, Ulm. Il a été postdoctorant aux universités de Strasbourg et de Limoges au sein de la Chaire Capital environnemental et développement durable des cours d’eau. Ses travaux portent sur la géohistoire des risques naturels, la climatologie historique et les représentations de la nature dans des images de paysage dont des peintures. Il a co-dirigé trois ouvrages Neiges et glaces. Faire l’expérience du froid (Hermann, 2015), Histoire de météophiles (Hermann, 2017), Quand les eaux montent (L’Harmattan, 2018) et publiera fin 2018 sa thèse (Presses Universitaires de Paris Sorbonne), L’hiver en Hollande au Siècle d’or. Art et climat.

Dominique MEYER-BOLZINGER est Maitre de Conférences en Littérature Française à l’Université de Haute-Alsace (Mulhouse). Spécialiste de l’enquête, qu’elle étudie d’un point de vue épistémologique et poétique, elle s’intéresse tout particulièrement aux méthodes d’investigation fictive, à l’imaginaire de l’enquête et aux transferts du roman policier vers la littérature. Elle est l’auteur de plusieurs articles sur ces questions, en particulier sur les traces du roman policier dans l’œuvre de Patrick Modiano. Elle a publié en 2012 un essai remarqué : La Méthode de Sherlock Holmes, de la clinique à la critique (Campagne Première).

Juliette MOREL est géomaticienne et docteur en littérature française. Elle a soutenu en 2016 une thèse sur le dialogue entre littérature et géomatique, et plus précisément sur la cartographie de l’oeuvre francophone de l’auteur algérien Kateb Yacine. Elle poursuit actuellement ses recherches en postdoctorat à l’Université de Limoges (laboratoire Criham) où elle travaille sur la modélisation de données spatio-temporelles.

Julien NÈGRE est Maître de Conférences en littérature et histoire des idées des États-Unis à l’ENS de Lyon et membre du laboratoire IHRIM. Ses travaux de recherche portent sur la place des cartes et de la cartographie dans les textes américains. Il a publié des articles explorant ces thématiques dans les textes de William Byrd de Westover, James Fenimore Cooper, Herman Melville, Henry David Thoreau et Jack Kerouac. Son ouvrage sur la place des cartes dans l’œuvre de Thoreau paraîtra en 2019.

Jeffrey N. PETERS est professeur de littérature française à l’Université du Kentucky (USA). Il est l’auteur de deux livres portant sur les rapports entre écriture, géographie, et philosophies de l’espace de la première modernité, The Written World. Space, Literature, and the Chorological Imagination in Seventeenth-Century French Literature (2018) et Mapping Discord. Allegorical Cartography in Early Modern French Writing (2004; prix du livre “The Scaglione Prize for French and Francophone Studies” décerné par la Modern Language Association, MLA), ainsi que de nombreux articles et essais sur le théâtre et le roman de l’époque classique.

Anne-Laure RIGEADE est agrégée de lettres modernes et docteur en littérature comparée. En 2014, elle a publié une co-traduction d’un recueil d’essais de Virginia Woolf (Rire ou ne pas rire), et travaille sur la réception de Virginia Woolf en France, sujet sur lequel elle a publié de nombreux articles. Par ailleurs, elle enseigne la langue et la littérature françaises à un public d’étrangers à Sciences Po Paris, et notamment un cours sur la figure du flâneur.

Martine TABEAUD est professeur émérite de géographie à l’université Paris-Panthéon-Sorbonne. Climatologue, elle a fondé le réseau perception du climat. Elle anime, avec M. de la Soudière et A. Vasak, un séminaire mensuel à l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales à Paris. Elle a publié une quinzaine d’ouvrages, dont trois manuels de climatologie, et de très nombreux articles, dont une dizaine sur les images de paysages dans des brochures touristiques, dans des films, dans des peintures et dans la littérature.

Stéphane VANDERHAEGHE est maître de conférences à l’Université Paris 8 – Vincennes-Saint-Denis où il enseigne la littérature américaine et la traduction. Il est membre de TransCrit (EA 1569) et ses recherches portent principalement sur la littérature américaine contemporaine ; auteur de Robert Coover & the Generosity of the Page aux éditions Dalkey Archive Press (2013), il a dirigé un numéro de la Review of Contemporary Fiction sur Robert Coover. Outre l’œuvre de Coover, il a également consacré plusieurs articles à Shelley Jackson, Ben Marcus, Michael Joyce, Blake Butler ou Joshua Cohen.

Bertrand WESTPHAL est professeur de littérature comparée à l’université de Limoges, où il est directeur du groupe de recherche « Espaces humains et interactions culturelles ». Il est à l’origine de la géocritique, que Robert Tally décrit comme « une nouvelle pratique adéquate à la compréhension de notre condition spatiale contemporaine ». Il est l’auteur de nombreux travaux en géocritique, sur la littérature autrichienne, sur la Méditerranée et sur la théorie du roman. Son travail interdisciplinaire le conduit à collaborer avec des designers, des architectes et des géographes. Ses ouvrages incluent notamment La Géocritique – Réel, fiction, espace (Les Éditions de Minuit, 2007), Le Monde plausible – Espace, lieu, carte (Les Éditions de Minuit, 2011), La Cage des méridiens. La Littérature et l’art contemporain face à la globalisation (Les Éditions de Minuit, 2016).

 

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